Voeux d'un maire du canton pour 2011
Chaque fin d’année, c’est la fête ! C’est la fête pour les enfants, avec Noël et les cadeaux.
C’est la fête pour les grands aussi, à voir le bonheur des enfants et pour la liesse qui entoure cette période particulière.
A y regarder de plus près, à chaque fin d’année, pour beaucoup, n’est-ce pas inconsciemment l’oubli ou la volonté d’oublier ce qu’a été pour lui cette année écoulée.
Certes, pour certains tout s’est bien passé, mais ce n’est pas le cas pour tous. Aggravation du chômage, attaques insistantes et répétées sur le service public, « détricotage » des retraites et autres au prétexte qu’il n’y a pas d’argent pour tout payer.
Pourtant, l’économie française trouve de l’argent pour donner 32,2 millions d’euros annuels aux 10 patrons du CAC 40 les mieux payés ?
Y aurait-il de l’argent pour certains et pas pour d’autres ?
Une chose est sûre, c’est qu’il est bien ancré dans les esprits qu’il n’y a pas d’argent pour tout payer.
Ne serait-ce pas la manifestation de ce que Patrick LE LAY, quand il était encore PDG de TF1 disait : «Je vends de l’espace de cerveau disponible ». En d’autres termes, mes programmes sont destinés à rendre les téléspectateurs moins aptes à réfléchir, ce qui rend leur cerveau disponible pour qu’on y fasse rentrer n’importe quoi, et pourquoi pas des contrevérités.
Les économies mondiales dégagent en effet des plus-values infiniment plus importantes qu’il y a quelques décennies, mais tout le monde, ou presque, admet qu’il n’y a pas d’argent.
Cherchez l’erreur.
Le capital a besoin du travail comme le travail a besoin du capital. Pourquoi les relations entre ces deux moteurs de notre société ne peuvent-elles pas être plus constructives ?
Tout le monde y gagnerait. Pousser quelqu’un dans ses derniers retranchements peut au contraire être très dangereux par les réactions que le désespoir peut engendrer.
La sagesse voudrait que chacun pense aussi qu’il vit dans une société.
Cette société, pour fonctionner harmonieusement, a besoin que chacun respecte l’autre. Ce respect est celui qui est dû à son voisin, celui qui est dû à son collègue, celui qui est dû à tout humain, mais aussi celui qui est dû à son environnement.
Le vœu que nous formulons pour Quinçay et ses habitants pour l’année 2011, c’est que tout le monde trouve son bonheur dans l’accomplissement de toutes ces exigences, gage d’équilibre et d’harmonie.
.... Joseph Puaut, maire de Quinçay