Vent nouveau pour les circuits courts de l'agriculture
Il est venu le temps de créer une dynamique de vente pour les filières viandes et laitières, pilier de l'agriculture.
Depuis un certain temps, la population sensibilisée par les problèmes rencontrés par nos agriculteurs, a un intérêt pour les circuits courts alimentaires de proximité.
Un vent nouveau se lève pour les circuits courts.
Déjà aux Etats- Unis, on peut constater que 145 000 fermes fonctionnent à ce jour en vente directe.
Nous avons la chance en Poitou Charentes d'avoir une faible distance entre les zones de production et les zones de consommation.
Les transformateurs de filières lait et viandes se servent à 80 % dans la région ou à proximité.
Les ventes se font pour 20% à 30% dans la région et dans le grand ouest pour les produits laitiers.
Les viandes sont écoulées de 40 à 60% dans les mêmes zones.
L'identifiant " Signé Poitou- Charentes " est une signature révélant une démarche de qualité pour la viande bovine, le chevreau, le lapin.
Cette stratégie répond à l'attente des consommateurs en certifiant des produits locaux ou régionaux. Elle accompagne les filières courtes en les sécurisant par un approvisionnement régional à 85 % en lapins et chevreaux et à 50 % en viande bovine.
A ce jour, 5% des éleveurs bovins viande du département travaillent en circuits courts soit 40 éleveurs sur les 800 éleveurs du département.
Il y a donc encore un fort potentiel dans la Vienne car il y a une production bien supérieure à la consommation dans les cantines et toute la restauration hors domicile. Mais: " un éleveur seul sur sa ferme ne peut pas développer un circuit court. c'est trop difficile..."
Il y a un réel travail à faire sur l'adéquation entre l'offre et la demande.
Un diagnostic de durabilité pour fournir les restaurations hors domicile a été proposé il y a 2 ans à la demande du Conseil Général ....mais le seul retour qui a eu lieu , ce sont quelques repas par mois dans une dizaine de collèges.
Cette opération de com' ne donne pas satisfaction aux éleveurs !
Il y a un fossé entre le discours des élus et la méthode !
Le discours tend à promouvoir les produits du terroir mais la méthode se tourne vers la politique du prix le plus bas, à l'image de la grande distribution .
Une collaboration avec la Région autour de la croissance verte et d'emplois non -délocalisables nous semble indispensable.
Faisons en sorte que chaque agriculteur soit fier de son travail et en vive décemment .
Un vrai programme de filières courtes doit voir le jour et pas seulement une semaine du goût ou un repas bio par semaine pour plaire aux ...électeurs !
La création de groupes d'éleveurs doit être soutenue face à l'emprise des grands groupes de la grande distribution.