La réforme des collectivités territoriales : une réforme anti-démocratique
Réforme injuste
La réforme vise à réduire drastiquement le nombre de communes en transformant les intercommunalités en communes nouvelles. Or, on a besoin de ces élus locaux très dévoués qui participent au maintien du lien social. Enfin, cette réforme vise à mettre les collectivités locales à la diète avec le gel des dotations des collectivités territoriales.
Une loi contraire aux principes républicains
La réforme des collectivités territoriales porte en elle l'extinction des communes existantes et des départements et sape ensuite , l'unité de la République.
Comment ne pas voir , en effet, que des communes pourront disparaître sans le consentement ni des conseils municipaux, ni de leur population au profit de "communes nouvelles" ?
Les règles de majorité qualifiée peuvent s'appliquer à l'intérieur de l'intercommunalité, mais non à l'existence même des communes , échelons de base de la démocratie.
La loi portant réforme des collectivités territoriales ne vise pas seulement à remettre en cause l'existence des communes mais aussi celle des départements.
Menacer les communes, c'est renier la Révolution de 1789. Menacer le département, c'est renier la République !
Cette loi met en cause le principe d'égalité en creusant les différences entre les territoires et les inégalités entre les citoyens. Elle constitue un mauvais coup porté à l'unité de la République et au couple républicain communes-département.
Le besoin de proximité de nos concitoyens
Un tel dessein méconnaît profondément le besoin de proximité de nos concitoyens, l'enracinement multiséculaire de nos communes et le rôle irremplaçable des 500 000 élus locaux, pour la plupart quasi bénévoles. C'est le maire qu'on appelle, quand la maison brûle ou quand un désordre apparaît. Vouloir priver nos concitoyens de ces élus de proximité, infiniment dévoués, c'est contribuer à défaire ce qui reste du lien social !
Mise en cause des financements - Services publics en danger
Contrairement aux arguments de "simplification" donnés à l'époque, la vraie nature de la réforme apparaît : les collectivités perdent leur liberté d'intervention dans les domaines qu'elles jugent importants ; le couple communes/département , mais aussi les intercommunalités et les régions sont dans le collimateur, avec la mise en cause des financements croisés et de la clause de compétence générale. les services publics et l'emploi public dans les domaines aussi essentiels que la petite enfance, les transports, la santé, l'enseignement, la culture, le sport, le logement sont rendus inopérants pour ouvrir des champs de services exploitables par le privé.