Jeunesse, éducation et performances économiques des territoires

Publié le par Ah Bon !

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Le service civique

 

    Celui-ci, créé par Martin Hirsch en 2010, permet aux jeunes de s’engager dans le cadre d’activités utiles pour la société et consolider les valeurs du socle républicain.


  9 000 jeunes ont adhéré en 2010 (39% de chômeurs, 38 % d’étudiants, 17 % d’inactifs).

   L’objectif est de 15 à 20 000 missions en 2011.

   Les missions ont été centrées en 2010 sur la solidarité (29 %), l’éducation (18 %), la santé (12 %) et l’environnement ( 12 %).

  Cette expérience de 6 à 12 mois est volontaire, encadrée et rémunérée (pour les 16-25 ans) autour de 600 € par mois avec une couverture sociale.

 

   La Région Poitou-Charentes a signé récemment un accord pour 500 missions. La Région apporte une aide à la mobilité (75 % de réduction sur la carte TER Avantage Emploi) et verse une prime de civisme de 400 € à l’issue de la mission.

 

Niveau d’étude et performances économique des territoires

 

   Au moment où le gouvernement « rabote » fermement les dépenses d’éducation, une étude très documentée de l’ODIS « Etat social de la France 2010 » a rapproché plusieurs indicateurs, en particulier, le taux de bacheliers d’un territoire, par rapport à la performance économique de celui-ci, la performance étant évaluée selon des critères soigneusement choisis : Production (PIB), créations d’entreprises, brevets déposés, paiement ISF….

   Résultats : les régions ayant le taux de bacheliers le plus élevé dans une classe d’âge (Bretagne, Val de Loire, Ile de France) se retrouvent en tête dans le classement des régions les plus performantes, ce qui tendrait à prouver, si l’on en doute encore, que l’investissement dans l’éducation est une des clés du développement et de la performance économique.

Ceci est aussi valable, au niveau des nations, dans le cadre de la compétition internationale…

 

L’ascenseur social en panneunis-cite-poitiers.jpg

 

Une étude de l’Observatoire National de la Vie Etudiante, réalisée en 2010, auprès de plus de 30 000 étudiants, montre que le % d’enfants d’agriculteurs, d’ouvriers et d’employés est en baisse entre 2006 et 2010 :

            - de 42 à 34 % en IUT

-         de 53 à 49 % en section de technicien supérieur.

 

Parallèlement, la proportion d’enfants issus de milieux favorisés augmente. Ceux-ci sont surreprésentés dans les filières « sélectives » (Classes prépas, Médecine…)

La politique du gouvernement va, là aussi, dans la mauvaise direction.

Pour trouver de l’argent et investir dans l’Education, il serait souhaitable par exemple, de supprimer la baisse de TVA dans la restauration (coût : 4 milliards d’euros), mesure clientéliste et électoraliste qui n’a atteint pratiquement aucun de ses objectifs !

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