Et si nous parlions vrai !
Lors de mes réunions auprès de chaque habitant de chaque commune, je me présente et explique ce qui m'a conduit à cette candidature de " fumelle " comme me l'ont demandé des papis du canton, non pas par mépris mais juste par tradition et humour.
Effectivement, peu de femmes se présentent en politique et pourtant même si notre droit de vote ne nous fut accordé qu'en 1944, nous, les femmes, nous avons toujours montré que nous étions fiables .
D'ailleurs, quand tout va mal, c'est vers nous qu'on se tourne : pour les pleurs des enfants, pour trouver une épaule réconfortante, pour retrouver les clés..., pour faire des économies, pour notre bon sens, pour notre persévérance, pour notre organisation....car pour nous " à chaque problème il y a une solution !"
Nous sommes des valeurs sûres !
Si je reviens à mon cas plus particulièrement, quand quelque chose m'indigne, je ne peux m'empêcher de m'engager pour essayer de trouver une solution.
Le modèle de ma mère, sans aucun doute, seule avec sa grande famille qui a dû lors de l'hospitalisation de notre père au sanatorium, continuer à être debout, pour nous faire vivre décemment, en remuant ciel et terre pour nous offrir le nécessaire vital, en frappant à toutes les portes pour la survie de sa famille.
Cette volonté incommensurable nous a été inculquée et nous a permis de ne jamais rien lâcher pour nous mais aussi pour les autres.
Nos parents nous ont convaincus de ne pas nous laisser guider par nos peurs.
Ils nous ont appris à ne pas nous en remettre ni à un pouvoir ni à un dieu mais à nous engager au nom de notre être, de notre personne, de notre " je ", de notre " moi " pour être mieux au service des autres, de l'intérêt général qui doit toujours prévaloir sur l'intérêt particulier.
Voici une philosophie à contre courant de notre société dans laquelle le pouvoir de l'argent est déifié. Il n'a jamais été aussi grand, aussi insolent, aussi décomplexé que sous ce gouvernement dérèglé.
L'écart entre les barreaux de l'échelle sociale n'a jamais été aussi important.
La course à l'argent, à la compétition n'a jamais été autant encouragée.
L'actuelle dictature des marchés financiers menace la paix et la démocratie.
Devant la mise en danger de tout le socle des acquis sociaux qui m'ont permis, à moi, humble enfant d'une famille modeste d'ouvrier agricole et d'une mère de famille nombreuse, de bénéficier de l'ascenseur social de la République, je ne peux que m'engager dans une résistance citoyenne et républicaine.
La campagne cantonale de mars me permet de soulever tout ce qui dans ce monde me semble insupportable.
Pour surmonter ces problèmes, il faut avoir envie de chercher, de trouver une solution.
La pire attitude face à cette crise serait de dire " je n'y peux rien, tout est pourri, je vais faire le dos rond, attendre et laisser à d'autres le soin de trouver des solutions à ma place que je critiquerai si elles ne me conviennent pas ".
Une des composantes qui fait l'Homme est son engagement.
L'enjeu politique des élections cantonales est un de mes engagements qui révèle mon indignation face à la politique menée dans notre pays actuellement qui bafoue notre constitution et toutes nos valeurs humanistes.
Je ne sais pas être indifférente au sort des Hommes.
Je ne suis pas dupe de l'hypocrisie des politiciens qui promettent monts et merveilles et misent sur le côté candide des électeurs pour s'attirer leur vote.
Je vous le redis : " La politique est une chose trop sérieuse pour la confier à d'autres "
Donnez cours à votre action citoyenne forte.
Regardez autour de vous et vous trouverez des sujets qui vous permettront d'agir.
Cherchez et comme moi, vous découvrirez votre chemin.
Je vous dois ce que la République m'a offert, la recherche d'un mieux.
Je suis convaincue que l'avenir nous appartient, dans la non-violence, dans la solidarité, dans la fraternité, dans l'humanisme.
L'espoir est ma conception de l'avenir.