Ecole en danger

Publié le par Claudette Rigollet

 

   ecoleendanger-copie-1.jpg                              Les réformes de l'École qui détruisent     sans rien construire, ça suffit !

 

 

 

   Face à la casse des services publics concoctée par le gouvernement Sarkozy ,caractérisée en particulier par les prévisions de 16000 suppressions de postes dans l’éducation nationale en 2011 dont 77 postes dans le premier degré et 70 dans le secondaire pour l’académie Poitou-Charentes , il nous apparaît utile de revenir aux fondamentaux de l’école et de se poser les vraies questions.

  Selon les syndicats, il faut remonter aux années 90 pour retrouver une telle coupe dans les effectifs du département de la Vienne où 20 postes seraient supprimés dans le primaire pour un effectif en hausse de 272 élèves.

  La suppression programmée de 90 000 postes en 5 ans et le cortège de réformes engagées par le gouvernement affaiblissent l'École républicaine garante d'égalité et de justice, mais aussi de développement économique et social : détérioration de la formation des enseignants, réduction des heures d'enseignement dans les filières générales et professionnelles, augmentation souhaitée des effectifs par classe y compris dans les zones sensibles, fermeture de nombreux établissements situés en zone rurale, déclin de l'enseignement des humanités au lycée... La liste est longue des mesures qui concourent à la dégradation du système éducatif.

 

  Certes, des réformes sont nécessaires pour préparer les élèves de toutes les couches sociales à la vie citoyenne tout en créant les conditions de l'innovation de demain. Mais cela suppose une véritable réflexion à long terme sur la formation des enseignants, la transmission des savoirs et les structures ou filières au sein desquelles cette transmission s'opère.

 

  Les mesures décrétées par le gouvernement ne font pas le pari de l'avenir mais gèrent l'institution scolaire selon une logique aveugle, purement comptable, aggravée par la vision idéologique d'une école que l'on dirige comme une entreprise.

 

 

Pierre Rousseau

Publicité
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
E
<br /> Aller dans une école privée ? je dis NON !<br /> Qui sont les enseignants dans les écoles privées :<br /> - ceux qui n'ont pas réussi les concours d'entrée dans l'Education Nationale<br /> - ceux qui n'ont pas obtenu les diplômes pour se présenter aux concours de l'Etat<br /> - ceux qui n'ont pas la vocation d'enseigner à tout prix<br /> - ceux qui recherchent un emploi à tout prix<br /> Je respecte tous ces enseignants, sans sécurité du lendemain, a qui l'on demande de "faire des résultats" , comme dans n'importe quelle entreprise .<br /> Et je sais aussi qu'en remontant 20 ans en arrière, ces écoles privées étaient sélectes et sélectives pour les élèves acceptés .<br /> Mais aujourd'hui, ces écoles , comme les PME, ont des difficultés financières, malgré les aides substancielles de l'Etat . Elles acceptent tous les élèves dont les parents peuvent payer les frais :<br /> mêmes les élèves exclus d'une école publique pour faute grave . Les classes sont de plus en plus chargées, les enseignants de plus en plus stressés .<br /> L'ECOLE PUBLIQUE avait tout pour aider les enfants à progresser dans notre société . Nombreux parmi nous sont ceux qui en ont fait la preuve .<br /> Le Président et son Gouvernement font tout et défont tout pour la tuer.<br /> On l'appauvrit, on la vide de ses enseignants et de ses formateurs, on la maltraite, on la torture .... et l'on crie "elle est trop malade " pour mieux l'achever .<br /> Ne laissons pas faire : protestons de toutes les manières possibles et gardons nos enfants, nos petits-enfants dans l''ECOLE PUBLIQUE".<br /> <br /> <br />
Répondre